Composée pour un anneau de huit haut-parleurs entourant le public : une écoute centrée sur le corps, à l’image de l’expérience immersive qui a inspiré la pièce — le lent bercement des vagues au coucher du soleil.
Notes de programme
This piece comes from a souvenir,
The souvenir of a landscape,
Blue,
All around, the sea was shining,
Slowly,
The sun was going down,
Calmly,
Breath,
My heart was rolling across the sand,
Slowly,
The night was creaking along my neck,
Calmly,
One is colouring the end,
My mind is going away,
The waves are caressing my eyes,
Where are you?
Sweet darkness,
Black, Lost, Back,
I am still singing the sounds of your land,
But you are gone,
Speechless,
I am the wind,
I am the fire,
Undulating like no one,
I belong to the sea.
Nyx — Νύξ
Acousmatique · Stéréo
Merci aux interprètes Audrey Riley, Rick Nance, Brona Martin, Evi Manola et Dimitris Savva pour leur contribution et leur patience durant les sessions d’enregistrement.
Écoute
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Extrait · 3 min · pièce complète 10:34
Projection sonore
Stéréo
Haut-parleur et son canal
Public
Configuration stéréophonique standard : une paire de haut-parleurs face au public.
Notes de programme
Cette pièce est un poème épique : un voyage à travers la nuit, noire, dense et mystérieuse, qui s’achève avec l’apparition de l’aurore.
Elle s’inspire de Nyx, déesse de la nuit dans la mythologie grecque. La Théogonie d’Hésiode décrit Nyx, fille de Chaos, comme l’une des premières divinités primordiales. Le mythe raconte que chaque jour, au crépuscule, elle quitte les Enfers pour voyager dans le ciel et y dépose un voile sombre de brume tiré des profondeurs, qui masque la lumière de l’Éther, l’air lumineux des hauteurs, jusqu’au retour de l’aube.
La pièce est faite de transparences, de lentes transformations et de forts contrastes de morphologie sonore. Nyx peut être perçue comme une œuvre cubiste, décrivant un objet sous différentes perspectives. Elle est aussi dramatique, exprimant le désespoir de vivre dans un monde qui refuse de dévoiler sa réalité.
Je dédie cette pièce à celles et ceux qui croient en l’impossible…
Uni-vers(e)
Acousmatique · Stéréo · initialement pour un dôme de 16 haut-parleurs · version 24 canaux
Merci à Robert Normandeau pour son accueil, son aide et son écoute, ainsi qu’à l’équipe du département Musiques numériques, à Monique Jean, Pauline Tranchant, Christophe Lengelé, Vincent Monastesse, Vincent Berthiaume et Kévin Gironnay pour leur présence et leur accueil chaleureux.
Écoute
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Extrait · 3 min · pièce complète 10:12
Projection sonore
Dôme de 16 canaux
Haut-parleur et son canal
Public
Anneau extérieur 1–8 · anneau intérieur 9–14 · centre 15–16
Composée dans le studio multicanal 32 canaux de l’Université de Montréal, pour un dôme de seize haut-parleurs. Le dôme y est pensé comme un être organique en mouvement, qui traverse différents états spatiaux : des moments où l’auditeur est enveloppé par une texture qui se déplace lentement, comme un brouillard qui se répand ou une pluie qui tombe, alternent avec des trajectoires que l’on peut localiser et suivre avec précision. Plan de la version originale 16 canaux.
Notes de programme
Uni-vers(e) immerge l’auditeur dans un monde ambivalent, entre fragilité et détermination. Sa forme suit le début et l’évolution d’une relation entre deux personnes, un mélange de joie et de tourment.
La dualité et le contraste sont partout dans la pièce. On les entend sur le plan spectral, dans la lourdeur des percussions et la légèreté des grains, et sur le plan morphologique, entre l’effervescence des itérations et la fluidité des profils harmoniques. La composition spatiale oppose de larges trajectoires à l’immobilité d’autres sons.
Uni-vers(e) fait partie du portfolio de ma thèse, qui interroge les relations entre composition visuelle et composition acousmatique.
Composée pour un dôme de haut-parleurs lors d’une résidence dans les studios de l’Université de Montréal (CA), à l’invitation de Robert Normandeau, elle a été achevée au Music, Technology and Innovation Research Centre de De Montfort University, à Leicester (Royaume-Uni).
Anneau extérieur 1–8 · anneau intérieur 9–14 · centre 15–16
Composée pour un système de seize canaux qui recrée la forme d’un dôme. La pièce s’ouvre sur quelques sons venus d’en haut, comme des gouttes d’eau scintillantes qui tombent au hasard ; ils s’accumulent peu à peu jusqu’à plonger l’auditeur dans un bain sonore. L’espace se met ensuite à tanguer — d’avant en arrière, de gauche à droite — avant que des apparitions et disparitions soudaines de sons d’un haut-parleur à l’autre n’évoquent le cœur d’une tempête.
Notes de programme
An Ocean on the Moon est une pièce acousmatique qui explore un thème maritime à travers l’évolution d’une texture instrumentale en filet, douce et pourtant scintillante, joyeuse et destructrice. Elle met l’accent sur la diversité des sensations qui peuvent submerger celui ou celle qui fait face à la mer, entre souvenirs de moments heureux, errance solitaire et peur soudaine. Cette pièce est une évocation des expériences visuelles et kinesthésiques de la mer.
À travers ce projet, j’ai étudié la riche expressivité des gestes instrumentaux, tantôt avec méthode, tantôt avec impulsivité. J’ai aussi exploré des gestes de composition qui, à chaque étape du processus créatif, partent de la fluidité de formes dessinées : courbes, voluptueuses, parfois extrêmes. Ce projet est né d’une collaboration avec plusieurs instrumentistes, qui ont interprété des séquences musicales à partir d’images et de courtes vidéos.
Je remercie chaleureusement Theodoros Lotis pour son accueil à l’Université ionienne, son écoute et son soutien tout au long de ce projet. Je remercie aussi Andreas Mniestris et Dionissis Batjakis pour leur aide, ainsi que les belles personnes et les talentueux musiciens qui ont participé à ce projet : Alex Retsis, Elesa Papakosta-Smyri, Giorgos Stavridis, Rrezarta Krougia, Sevastianos Motorinos, Niki Kokkoli, Ektoras Remsak, Nafsika Karagianaki, Stelios Michas-Eglezos, Anna Katagi et Sofia Ketentzian.
The Stones can speak
Acousmatique · Stéréo
Merci à Dante Tanzi et au label Obs pour cette opportunité, ainsi qu’à Sten Melin et Jesper Elen, du VICC, pour leur chaleureux accueil à Visby.
Écoute
Écoute bientôt
Notes de programme
« Les dimanches, cachée par l’ombre de la Lune,
Elle perpétue un rituel qui ne voit jamais de fin…
Encore et encore… elle s’éveille sans corps
Et avertit toutes les créatures que le temps viendra…
Bientôt, on l’espère, répondent-elles,
Et elle répond : plus tard…
Mais à mesure que le temps passe, tous sont partis… »
La pièce fait référence à la légende de la Dame blanche de Tonneville, en Normandie. On raconte que le fantôme d’une jeune femme vêtue de blanc apparaît parfois aux alentours de Tonneville pour égarer les voyageurs…
Elle a été composée avec des sons enregistrés au Visby International Centre for Composers (VICC), à la suite d’une commande de Dante Tanzi pour l’album Awakenings, de la série Obs / akousma / AUDIOR éditée par Denis Shapovalov et Dante Tanzi.
Where are you?
Installation sonore · 8 canaux · forme ouverte · cycle de 16 min
Huit haut-parleurs forment un anneau autour d’un rideau légèrement transparent. À l’intérieur, un espace vide dans la pénombre, juste assez éclairé pour distinguer les haut-parleurs et les autres auditeurs. Pas de places assignées, aucune direction imposée : chacun choisit de s’asseoir, de rester immobile ou de déambuler.
Un patch Max agit comme le vent dans le feuillage d’un arbre. Sur un cycle fixe de seize minutes, il puise dans six réservoirs de séquences sonores et choisit au hasard quels fichiers sont joués et où ils apparaissent dans l’espace. Des moments de quasi-immobilité alternent avec des textures denses et enveloppantes ; vers la fin de chaque cycle, le son se raréfie jusqu’au calme, puis le patch se réinitialise et ouvre une nouvelle perspective sur les mêmes matériaux. Aucune écoute ne ressemble à une autre.
À vivre in situ
Notes de programme
Cette installation sonore est un environnement immersif, en constante évolution. L’observation visuelle des phénomènes naturels est une source d’inspiration importante dans ma recherche. Pour ce projet, j’ai choisi d’explorer l’observation du feuillage des arbres et d’en évoquer musicalement les qualités visuelles et tactiles, ainsi que les sensations proprioceptives qu’il procure. L’arbre est aussi un symbole. Il fait écho à l’énergie vitale de la nature qui nourrit chaque être vivant. Un arbre, c’est la vie et aussi la mort, le mouvement et l’immobilité. Ici, le déploiement temporel et spatial des sons est généré automatiquement. Dans une version future du projet, il deviendra interactif.
L’installation est un voyage où le public est invité à s’asseoir ou à déambuler dans l’espace.
Derrière un arbre, se cache une forêt…
Je remercie chaleureusement Pete Batchelor pour son soutien dans ce projet.
Danse macabre
Acousmatique · Stéréo
Je dédie cette pièce à Paris…
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Extrait · 3 min · pièce complète 8:37
Projection sonore
Stéréo
Haut-parleur et son canal
Public
Configuration stéréophonique standard : une paire de haut-parleurs face au public.
Notes de programme
Rien ne finit jamais.
Mais certains, on ne les reverra plus.
Y a-t-il une logique, une règle à suivre ?
Pourquoi ne bougent-ils pas ?
Donne-moi tes mains,
Je veux dessiner un sourire sur leurs visages.
Tu flirtes avec ta propre fin.
Donne-moi tes yeux,
Recommençons.
Liberté chérie
Acousmatique · Stéréo
Création mondiale à Bruxelles. Sélectionnée sur concours pour Acousmatic Transcendence (Chatham, Royaume-Uni), le festival Tilde (Melbourne, Australie) et une exposition à la galerie The Engine Room (Londres, Royaume-Uni) ; jouée aussi au Conservatorio Giovanni Battista Martini de Bologne (Italie).
Écoute
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Extrait · 3 min
Notes de programme
— Qui es-tu ?
— Tu m’es apparue dans un lieu qui n’existe pas.
— Étais-tu réelle ?
— Tu ne m’as jamais vue, et je ne t’ai jamais vue.
— Comment ai-je pu te parler ?
— Je ne sais pas…
— Donne-moi un indice !
— Je me souviens seulement…
— Ouvre la porte ! Ouvre la porte ! Je veux la sentir, la toucher, l’éprouver, la caresser…
— Pourquoi ? Tu pourrais le regretter ! Beaucoup d’autres étaient comme toi, brûlant de désir… Mais au bout du compte, tous ont renoncé et se sont détournés d’elle.
— Non, pas moi…
— De toute façon, il est trop tard. Le temps de la légèreté, de l’amour et du bonheur est révolu. Aujourd’hui, personne ne sait, personne ne veut se souvenir… où elle est partie.
— Pourquoi ?
— L’espoir a disparu depuis longtemps. Depuis, chercher la Liberté, chercher cette dame, n’a plus de sens. Sans espoir, être libre n’a plus de sens.
Nuage Noir
Acousmatique · Stéréo
Composée dans le cadre d’une commande de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture.
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Extrait · 3 min
Notes de programme
Il n’y a rien,
C’est comme une expérience, une vie.
Ça prend forme,
Ça respire,
Des portes claquent,
Des chemins se traversent,
Et si tout cela n’était qu’un jeu,
Pourquoi ?
La quête d’un rêve sans fin…
Personne ne doit voir,
Personne ne doit savoir,
Tapie dans un coin, la réalité attend,
Le temps passe et les idées fusent,
Tout s’écrit et se délie,
Un souffle, une envie,
Partir,
Partir très loin, et ne plus revenir…
Si ma pièce était vivante, elle parlerait ainsi :
« Si j’étais une saison, je serais l’automne,
J’aurais de longs cheveux bouclés et, sous mes pieds, il y aurait un nuage d’oignons qui danserait seulement sur le souvenir de ma grand-mère.
Je goûterais la mélancolie avec passion et désir,
Je jouerais à coudre pour être habillée de fils et de nœuds, de telle manière qu’il serait impossible de les défaire,
Et ensuite, je m’oublierais moi-même pour enfin… dormir… »
Cette pièce est comme un morceau de vie, un bout d’espoir, un désir d’ailleurs, un rêve…
À travers elle, j’évoque l’être humain et sa relation au temps, entre force et fragilité.
Pour certains d’entre nous, le temps est synonyme de fatalité : une force hostile qui nous marque un peu plus chaque jour. Il semble même que ce soit à cause du temps qui passe que nos idéaux et nos rêves les plus fous disparaissent et se perdent dans l’oubli.
Pour d’autres, le temps est comme un élixir dont ils s’abreuvent facilement, une source intarissable de richesses, d’expériences, de sensations et d’émotions.
Pour d’autres encore, le temps est un ami que l’on salue chaque jour, les yeux pétillants d’impatience à l’idée de découvrir les surprises qu’il leur a réservées.
Une chose est sûre cependant : contrôler le temps est impossible… même si c’est bien tentant.
Comment donc faire face à ces moments où les choses, où nos vies, changent soudainement, radicalement ?
Il n’y a pas de recette, seulement une idée : ces moments décisifs, de basculement, pourraient-ils être l’occasion de faire revivre les rêves oubliés, et de croire… encore…
Je dédie cette pièce à une rencontre surréaliste et surprenante, et à toutes celles à venir…
La SMN, née il y a peu, elle respire encore aujourd’hui…
Installation sonore · Octophonie · 8 canaux
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Extrait · 3 min
Projection sonore
Anneau de 8 canaux
Haut-parleur et son canal
Public
Installation sonore en octophonie : huit haut-parleurs en anneau autour du public.
Notes de programme
La SMN, née il y a peu, elle respire encore aujourd’hui… a été présentée lors de l’exposition Voyez-Vous, à Colombelles (FR). Elle est le fruit d’une commande de Voyez-Vous, Transat Vidéo, Caen.
Pendant des décennies, la SMN (Société Métallurgique de Normandie) a été au centre de la vie quotidienne de nombreux habitants de la ville. Dans les années 1990, l’usine a été démantelée, puis réassemblée en Asie quelques mois plus tard, laissant les habitants mélancoliques, et certains sans emploi.
La pièce rassemble des bribes de souvenirs d’anciens employés de la SMN habitant Colombelles. Elle fait entendre M. Boisseau, M. et Mme Groult, Mme Le Net, M. Morel, M. Prokop, Mme Quideau, M. Vromet, ainsi que l’équipe de la bibliothèque de Colombelles.
Ouverte aux collaborations
Son spatialisé et immersif pour concerts, festivals, expositions, institutions culturelles et maisons de luxe.